LIGUE 1 - SCO ANGERS : STEPHANE BAHOKEN, ITINÉRAIRE BIS
Date de publication :11/11/18
Publié par: +DEFOOT
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Avant d’enchaîner les matches dans l’élite avec Strasbourg puis Angers, l’attaquant a connu un parcours semé d’embûches. Avec, en trame de fond, les blessures. L'attaquant international camerounais revient sur son parcours.

Au 10 mars 2013, exactement. Ce jour-là, pour sa première titularisation avec Nice (après 12 entrées en jeu), il inscrit ses deux premiers buts et offre la victoire au Gym (2-0). « Je me souviens de la ferveur du public, d’avoir rendu fier mes parents et mes proches qui étaient présents au stade », dit-il.

Cela ressemble au début de quelque chose. « Quand on est jeune et qu’on met un doublé en L1, on peut se dire que notre carrière est lancée pour de bon. Je m’imaginais enchaîner les matches… » Ce sera tout l’inverse. À 21 ans, ce qui aurait alors dû être un formidable accélérateur dans sa carrière sera un premier apogée qu’il mettra du temps à atteindre de nouveau. Les blessures, essentiellement musculaires, vont lui pourrir la vie. « À chaque fois, je revenais, je jouais sans être à 100 % et je me reblessais. Forcément, le coach (Claude Puel) avait moins confiance en moi… »

Le rebond passe par un prêt, pense-t-il alors. Direction l’Écosse, Saint-Mirren, un football différent et un nouveau mode de vie. En revanche, niveau blessures, rien ne change. Après quatre matches, il est déjà sur la touche. Rebelotte en janvier : désinsertion presque complète du quadriceps droit. quatre mois sur le flanc… « L’Écosse, c’était un flop. C’était compliqué de m’adapter. Vu mon âge (21 ans), je n’étais peut-être pas prêt à partir seul dans un autre pays. » Reste tout de même des points positifs, notamment dans le jeu. À l’entraînement, « où l’intensité est la même qu’en match », Stéphane Bahoken s’endurcit et travaille son cardio.

 En cet été 2014, ce doublé contre Montpellier est loin. Deux divisions au-dessus, pour Stéphane Bahoken qui rebondit à Strasbourg, en National. Mais l’élite est toujours dans un coin de sa tête. À Strasbourg ou ailleurs. « Quand j’ai signé là-bas, je me suis dit qu’il fallait que je joue et marque le plus possible avant de, peut-être, aller voir ailleurs. Mais au final, c’est ici que je voulais rester pour enfin retrouver la L1. »

Ce sera le cas en août 2017, à Lyon (défaite 4-0), après quatre ans de purgatoire, dont trois au Racing en National (2 saisons) et L2 (1). Un parcours atypique… Mais payant ! « Le plan de carrière que je m’étais fixé à Nice a beaucoup évolué. Finalement, il a été bénéfique. Maintenant, je me dis que c’est un mal pour un bien d’être repassé par le National. Tout ce que j’ai vécu me sert. J’essaye d’avoir un comportement plus pro. À l’époque, je n’avais que le contrat de pro. Je m’étirais moins, j’étais moins en salle de muscu, je faisais moins de soins. Il faut plus travailler pour être au top. »

Ce qu’il fait à Angers, où il a débarqué libre. Là encore, son arrivée sur les bords de la Loire répond à un projet bien défini. Le parcours de Karl Toko-Ekambi, son partenaire en sélection camerounaise, l’inspire. Une première saison de découverte à 7 buts avant une deuxième, celle de la confirmation à 17. Mais il n’y a pas que Toko. « Je me souviens du passage d’Anthony Modeste (prêté par Nice en 2009-2010). Il avait inscrit 20 buts. Les attaquants s’épanouissent ici. » Pour l’instant, l’international camerounais (3 sélections, 1 but) a scoré trois fois cette saison (en 9 matches. Il a aussi délivré 2 passes décisives). Un début de saison, contrarié par deux petites blessures, qu’il juge « moyen ». Marquer contre Montpellier viendrait rehausser le bilan. Comme au bon vieux temps.

Ouest-France

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