CAN 2019 : LES LIONS RATTRAPÉS PAR LEUR VIEUX DÉMON
Date de publication :22/06/19
Publié par: Ghislain Koungang
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Partirons, partiront pas, cahin caha, les lions Indomptables ont fini par mettre le cap sur Ismailia en Égypte pour prendre part à la coupe d'Afrique des nations. 

Et comme, le pays d'Albert Roger Milla ne fait presque jamais les choses normalement,  d'où d'ailleurs la très tristement célèbre pensée populaire "Le Cameroun c'est le Cameroun" ou encore "Impossible n'est pas Camerounais",  c'est ce vendredi 21 juin, jour d'ouverture de la compétition que la bande à Eric Maxim Choupo-moting a quitté Yaoundé la capitale du pays alors que toutes les équipes qualifiées doivent être présentes dans le pays d'accueil au moins 24 heures avant le kick-off.

Une règle de la confédération africaine de football (CAF) qui aurait dû suffir à faire plier les autorités camerounaises campées dans des négociations aux multiples rebondissements digne des feuilletons d'Hollywood. 

Et comme le plus souvent, ce sont sur les primes que les points de vue se choquent et s'entrechoquent, quid des lions reclamant le double du montant proposé, quid des autorités ne voulant nullement revoir leur offre à la hausse. 

Un ping pong ridicule qui aura  duré 72 heures, voire plus,  soit autant de temps qu'ont passé les lions sans entraînement, pire encore, l'esprit ailleurs, le moral dans les chaussettes alors que l'heure est à la concentration totale, du moins, pour les équipes gérées avec professionnalisme. 

Une fois de plus à travers ce cinéma de piètre et risible facture, l'on a mesuré, s’il en était besoin, toute l'entendue du "je m'en foutisme" des autorités: Quelle image ! 

En effet, c'est regrettable et écoeurant, car il y'a encore quelques jours seulement, cette question de primes était au coeur des échanges au sein de la tanière des filles, sans oublier que bien avant cela, ce sont les U17, fraîchement vainqueur de la Can de leur catégorie, qui étaient sur les feux des projecteurs. 

Aujourd'hui, comme à l'accoutumee d'ailleurs ce sont les lions A qui reçoivent la patate chaude.

Ce qui est encore plus frustrant et souligne l'inconséquence des dirigeants du football camerounais c'est l'histoire qui nous rappelle que ce scénario n'est pas inedit car c'était déjà le cas à l'aube du mondial Corée/Japon en 2002 et au Brésil en 2014. Comme quoi, les habitudes ont vraiment la peau dure au Cameroun, surtout les mauvaises.

MBF HOLDING

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