Mondial Russie 2018 : La VAR ravit la vedette aux footballeurs.
Published Date : 06/07/18
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Nul, sinon très peu était enclin à s’imaginer l’étendue des conséquences de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) au cours de cette messe du football mondiale qu’abrite la Russie du chevalier Poutine. 

Et pourtant, le recours à cette pratique comme panacée aux turpitudes de ce sport a dévoilé un autre aspect, très certainement peu envisagé au départ. C’est que l’assistance vidéo à l’arbitrage a marqué de son ancre plusieurs rencontres du premier tour au point de devenir la véritable star. Le ton a été donné à l’occasion du duel France /Australie sur un penalty accordé à l’attaquant Antoine Griezmann . Une innovation qui sur le coup a épousé et légitimé la logique de son introduction expérimentale à savoir gommer les erreurs d’arbitrage, du moins le pensait-on que non ! Car la vidéo est loin de faire l’unanimité, et ce ne sont pas les marocains qui diraient le contraire, eux qui ont bel et bien été sacrifiés contre l’Espagne. Et pire encore, que dire de la confrontation entre le Nigeria et l’Argentine. Car s’il est peut être plus aisément possible de digérer la décision approximative de l’arbitre face au Maroc et ce, eu égard au sort déjà scellé des lions de l’Atlas, le scénario du voisin camerounais, le Nigeria était, mais alors, absolument différent. La bande à Gerno Rohr aurait connu un dénouement heureux et même historique si le pénalty indument refusé, malgré le recours à l’assistance vidéo, lui avait été accordé. Le Nigeria aurait tout simplement validé son ticket pour le second tour et serait aujourd’hui l’unique ambassadeur du continent noir à la coupe du monde. Mais c’était sans compter avec les tripatouillages, les calculs politiciens, eh oui ! il y’a aussi de la politique dans le sport et le football dans le cas d’espèce. Comme quoi, le recours à l’assistance vidéo dans l’arbitrage ne garantit en rien l’objectivité en tout temps et en tout lieu dans une rencontre. Certes il constitue une avancée mais il demeure tributaire des enjeux que représentent les forces en présence. Autrement, le poids et la notoriété des sélections nationales peuvent avoir raison sur l’objectivité et la vérité recherchées par cette innovation brandit comme le mistigri contre la sensibilité humaine, reconnue subjective. Dans cette course vers la perfection dans l’arbitrage, les pays africains (Maroc, Nigeria, pour le cas de ce mondial) déjà pas suffisamment préparés à la haute compétition se trouvent, pour ainsi dire, handicapés face aux puissances mondiales les mieux capées. 

VAR

L’autre conséquence péremptoire du recours à l’assistance vidéo à l’arbitrage dans ce mondial, ce sont les penalties à n’en point finir. Tenez, jusqu’ici, le record du nombre de penalties sifflés au terme d’une édition de la coupe du monde se chiffrait à 19. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, alors que le premier tour de la compétition vient de s’achever, les hommes en noir ont déjà désigné le point de penalty à 24 reprises et il reste encore seize (16) rencontres à disputer. C’est dire si à ce rythme le record va encore grimper, mais pour quelle fin, le bonheur des spectateurs et téléspectateurs ? La réponse est loin d’être tranchée  

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